Mère Marie de la Croix

Fondatrice des Petites Sœurs de Marie Mère du Rédempteur

Sœur Marie de la Croix : du don à l’oblation

 

C’est à Lourdes que Maria Nault, devenue sœur Marie de la Croix, va recevoir du Seigneur sa mission de Fondatrice.

Le 3 novembre 1931, elle part pour la cité mariale avec son curé, l’abbé Lambert. Le 21 novembre, Maria entre au postulat de la Congrégation de l’Immaculée Conception sous la houlette de Mère Albertine.

Au Couvent de l'Immaculée Conception : Soeur Marie de la Croix

"Acceptes-tu ?"

 

Elle fait le sacrifice de sa vie, s’offre encore par vœu comme victime pour toute la Congrégation et le noviciat. Elle s’engage avec Marie :

 

 « Je veux agir, parler, prier à son imitation en union avec elle… »

 

Maria est en bonne santé, mais pas pour longtemps. Le 22 novembre, des souffrances atroces l’obligent à s’aliter. Le 7 décembre, elle reçoit l’onction des malades. Elle écrit : « Je prends la croix et je veux suivre Jésus ».

 

En 1932, elle fait le sacrifice de sa vie. Les supérieures décident de ne pas la garder. Commence alors une neuvaine à Notre-Dame de Lourdes par l’intercession de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus pour obtenir sa guérison. Subitement guérie, elle a la vision d’une religieuse vêtue comme une carmélite.

Le 31 décembre 1932, pour Sœur Marie de la Croix commencent les manifestations d’une vie mystique (1) : « Mon Jésus je voudrais incendier le monde d’amour mais c’est en portant votre cœur que je le réchaufferai. Demeurez donc continuellement en moi. Ce ne sont pas des héros humains que Jésus convoque, ce sont des héros divins. La sainteté est déconcertante pour une nombreuse majorité. Le sacrifice est trop grand et il est difficile d’être grand. Pourtant le sacrifice nous met dans le vrai. Être morte entre les mains de Dieu alors que la vie bouillonne en soi, cette pensée fait frémir mais cette attitude fait les saints. Revêtir le saint habit, ce n’est qu’une opération extérieure, mais nous restons avec notre fond. Je ne suis rien et j’ai décidé de n’être rien toujours. Je ferme les yeux sur le monde pour les ouvrir à Jésus, car pour avoir entrevu cet horizon je ne voudrais plus revoir les pâles clartés de la terre. »

 

Sa vie intense d’union à Jésus va s’extérioriser et, à partir de 1933, le Seigneur va se manifester à elle. Sœur Marie de la Croix est maintenant appelée à vivre d’une manière visible cette passion d’amour qui va lui faire vouloir s’identifier au Christ Crucifié : « Du 12 au 13 Janvier 1933, Notre Seigneur m’avait présenté une couronne d’épines et une croix. Il m’a dit d’accepter cette couronne de 24 épines. Depuis le jour où sainte Thérèse m’a guérie, la santé avait été satisfaisante toujours. Je ne ressentais plus aucune douleur. Jésus savait pourquoi il m’accordait cette faveur de ma guérison. Il m’attendait pour autre chose puisqu’il m’envoya des plaies à la tête, aux pieds, aux mains, au côté, qui furent par la suite très pénibles, puis Jésus fut très sévère pour moi et ce fut dans la nuit du 28 février au 1er mars que la plaie du cœur commença à saigner puis aussi des mains. Ce fut atroce ; enfin, le 25 mars, la tête commença à saigner, puis enfin toutes les plaies. Ah j’avais pleuré de voir cela. Ce n’est pas la souffrance qui me peinait, oh non, car j’acceptais très volontiers de souffrir, mais c’était de voir toutes ces plaies qui paraissaient aux yeux des autres. Ah cela, je ne pouvais l’admettre. »

« Une mystique est une personne en union au Dieu de Jésus-Christ, conduisant parfois – mais non toujours – à des faits extraordinaires : visions, locutions, stigmates, etc.

La mystique est inséparable de la foi. Elle est son aboutissement : une union à Jésus selon un mode exceptionnel respectant l’humanité, mais l’élevant et lui ouvrant le chemin de l’éternité. » Patrick Sbalchiero, historien. « Dictionnaire des miracles et de l’extraordinaire chrétiens »

"Comme un Cerf altéré cherche l'eau vive"

(Image peinte par Mère Marie de la Croix)

1) « Une mystique est une personne en union au Dieu de Jésus-Christ, conduisant parfois – mais non toujours – à des faits extraordinaires : visions, locutions, stigmates, etc.

La mystique est inséparable de la foi. Elle est son aboutissement : une union à Jésus selon un mode exceptionnel respectant l’humanité, mais l’élevant et lui ouvrant le chemin de l’éternité. » Patrick Sbalchiero, historien. « Dictionnaire des miracles et de l’extraordinaire chrétiens »