Mère Marie de la Croix

Fondatrice des Petites Sœurs de Marie Mère du Rédempteur

Mission et fondation

Le 11 octobre 1962, s’ouvre le Concile Vatican II. Mère Marie de la Croix a une vive conscience de l’importance de la formation religieuse à dispenser à ses jeunes sœurs. La Fondatrice donne une conférence le dimanche pour insuffler à son jeune auditoire l’esprit du charisme. Quelques professeurs de séminaire ou des religieux donnent les bases bibliques et théologiques.

 

Mère Marie de la Croix écrit : « Je suis là en cette chère maison avec mes sœurs et mes petites novices. Tout concourt à faire de cette petite Communauté une maison de Dieu lumineuse et modeste où il fait bon prier et offrir au pied du Tabernacle. »

 

C’est aussi l’insertion pastorale dans le diocèse de Toulouse. À la demande de l’évêché, des sœurs sont envoyées à Fronton pour s’occuper d’une maison de retraite ; d’autres vont à Cazères pour la catéchèse et le soin des malades à domicile ; d’autres à Nailloux pour la catéchèse.

La première fondation

après Toulouse : Castelnau

Mgr Gabriel-Marie Garonne

En 1963, c’est l’ouverture de la maison de Castelnau d’Estrétefonds qui accueille des personnes âgées. Puis en 1965, celle de Saint Aignan-sur-Roë, village natal de la fondatrice, où les sœurs, outre la catéchèse, les soins à domicile, assurent une garderie d’enfants et gèrent la cantine scolaire.

 

 

En 1968, c’est la maison de Lagardelle-sur-Lèze qui ouvre ses portes aux personnes âgées.

 

Les œuvres de Mère Marie de la Croix sont essentiellement spirituelles : intercession pour l’Église, le sacerdoce, les consacrés, la conversion des pécheurs. L’offrande de tout ce qui fait sa vie ne l’empêche pas de participer activement aux travaux de ses fondations.

Ainsi on la voit, malgré ses souffrances, aider au défrichage autour des bâtiments, à Castelnau, conseiller les sœurs dans le travail de la terre, etc. Son grand esprit maternel se manifestait partout : par exemple, dans les durs travaux de défrichage, on la voyait apporter à chacune un petit réconfortant et offrir son sourire encourageant. Son exemple lumineux stimulait les énergies et l’esprit de foi.

 

Ainsi, disait-elle : « Certes, une parole, un sourire de charité et de bonté peut sauver beaucoup d’âmes et peut aussi épanouir des cœurs aigris et affligés. »

En 1966, à nouveau, Monseigneur Garonne propose à Mère Marie de la Croix et à ses sœurs de remplacer le nom de leur institution religieuse « Petites Sœurs de Marie Co-rédemptrice » par celui de « Petites Sœurs de Marie, Mère du Rédempteur ». Mère Marie de la Croix acquiesce sans hésiter.

 

Tout semble annoncer une prochaine reconnaissance en congrégation diocésaine, mais Monseigneur Garonne est appelé à Rome. Monseigneur Guyot lui succède comme archevêque de Toulouse. Tout est à recommencer dans les démarches.