Mère Marie de la Croix

Fondatrice des Petites Sœurs de Marie Mère du Rédempteur

Sœur Marie de la Croix :

une vocation mise à l’épreuve

Mgr Pierre-Marie Gerlier

L’année 1936 ouvre une période d’épreuves pour sœur Marie de la Croix. C’est d’abord le décès rapide de sa chère maman. Puis, dans sa communauté de l’Immaculée, à Lourdes, elle devient un signe de contradiction.

 

Sœur Marie de la Croix doit transmettre à sa Congrégation, à l’invitation du Seigneur, la demande d’une réforme à faire : retour à une vie contemplative sans œuvre extérieure, récitation du grand office canonial, noviciat à part.

L’année 1936 ouvre une période d’épreuves pour sœur Marie de la Croix. C’est d’abord le décès rapide de sa chère maman. Puis, dans sa communauté de l’Immaculée, à Lourdes, elle devient un signe de contradiction.

 

Sœur Marie de la Croix doit transmettre à sa Congrégation, à l’invitation du Seigneur, la demande d’une réforme à faire : retour à une vie contemplative sans œuvre extérieure, récitation du grand office canonial, noviciat à part. Elle sait qu’elle n’est qu’un pauvre instrument, c’est pourquoi elle s’appuiera jusqu’au bout, malgré son déchirement, sur l’obéissance à ses supérieures et sur les représentants de l’Église, en l’occurrence Monseigneur Gerlier, puis Monseigneur Choquet, qui semblent favorables à la demande de la sœur. Mais le cardinal Di Belmonte fera opposition absolue à ce projet et réussira à convaincre le Conseil général des Sœurs de l’Immaculée, à Rome.

Au jour de sa profession religieuse (1934)

À la demande de Monseigneur Gerlier, sœur Marie de la Croix est envoyée à la clinique Saint-Michel, à Toulouse, pour subir des examens médicaux en raison des faits exceptionnels qui faisaient maintenant partie de sa vie : stigmates de la Passion, phénomènes eucharistiques. Elle retourne ensuite au couvent de l’Immaculée, mais l’épreuve l’attend. On accepte difficilement sa vocation particulière, on doute d’elle. Commence à se créer un climat d’incompréhension qui va en augmentant avec les années. Alors, le Conseil général de la Congrégation des Soeurs, à Rome, décide de ne pas la garder.