Mère Marie de la Croix

Fondatrice des Petites Sœurs de Marie Mère du Rédempteur

Une vocation

                             mise à l’épreuve

À onze ans et demi, Maria doit abandonner l’école pour aider aux travaux de la maison et des champs. «  Ce n’est plus pour moi les études et les devoirs que je dois faire, c’est les grands travaux de la maison et des champs avec papa. Il faut travailler mais je le fais pour Dieu ; je lui offre par amour pour les pauvres pécheurs. »

 

 

 

À treize ans, elle comprend le sens des épisodes douloureux de son enfance : « Je voudrais partager avec Jésus la Croix et les épines pour qu’il ne soit pas seul, et moi je ne peux rien supporter, rien faire sans Lui, mais à deux c’est plus certain. »

Travail à la ferme

À quinze ans et demi, elle écrit : « Lorsque papa ne voulut pas accepter de faire le sacrifice de me donner au Bon Dieu, alors j’offris à Dieu ma vie comme victime. Je fis cette offrande à Dieu en fin d’année 1916, sans permission ; je ne l’ai jamais regretté. Je ne pensais pas que je devais demander la permission ».

 

À seize ans elle renouvelle sa résolution : « Mon Jésus, je ne désire que vous seul et pour n’appartenir qu’à vous seul, je fais vœu de ne pas unir ma vie à un autre que vous. »

"Je voudrais partager avec Jésus

la Croix et les épines"

lorsqu'arrive ses dix-huit ans, on veut la marier mais elle refuse et manifeste son désir : « Je veux le Couvent et parce qu’on y vit de prière. La prière unit à Jésus et aide à tout supporter pour sa Gloire ». Mais son père ne l’entend pas de cette oreille et retardera longtemps son entrée au Couvent. 

Le 2 décembre 1919, la famille déménage et part de la Morinaie s’installer au Châtelier, à une distance d’un kilomètre. Cette même année, pour Maria, commencent des troubles de santé qui ne la quitteront plus. « Je crois que la souffrance a un peu corrigé mon caractère, m’a rendue plus douce et plus prévenante. Je cherchais de plus en plus à vaincre mes défauts, car assez souvent je m’impatientais ou me mettais à pleurer. »

 

En mai 1924 (elle a 23 ans), suite à une chute, sa jambe suppure et son état général décline. Maria demande la permission d’aller à Lourdes : « soit pour guérir ou non, ou pour obtenir que mon papa accepte de me donner à Dieu. » Elle s’y rend le 15 août ; le 24, la plaie de la jambe disparaît. Les médecins reconnaissent la guérison mais elle n’est pas enregistrée par manque de certificat médical.

 

Enfin, son père accepte de la laisser partir et, le 21 novembre 1926, elle entre chez les Augustines hospitalières de Saint Joseph, à Laval ; mais en 1927, elle tombe à nouveau malade. Elle s’offre comme victime le 26 février 1928. Le 21 avril, elle est opérée, mais son état devient si périlleux qu’elle est admise à prononcer ses vœux à l’article de la mort. Ces troubles de santé laissent perplexes les Supérieures. Elles décident donc le retour de Maria dans sa famille, et c’est ainsi qu’elle revient au Châtelier le 17 octobre 1928.

Maria à 18 ans

À la ferme, la vie reprend et le travail aussi. Mais voici que les symptômes reviennent : un abcès très profond dans la fosse iliaque. Elle est opérée à la ferme, mais les abcès se succèdent, la péritonite se déclare. Maria ne mange plus.

 

Son père accepte qu’elle retourne à Lourdes avec le pèlerinage de Sées, le 8 septembre 1929. Elle est guérie le 11 septembre, pendant la procession du Saint Sacrement. Sa guérison, cette fois, est constatée par le bureau médical.

A Lourdes après sa guérison